Il est clair que la vocation de toutes les maisons de retraite consiste à accueillir et, si besoin est, à soigner les personnes âgées qui se sentent seules, qui sont plus ou moins dépendantes ou qui souffrent d’une éventuelle maladie. Si actuellement, certaines maisons se distinguent des autres pour les services qu’elles offrent et la réputation qu’elles pourraient avoir depuis leur existence, tout bien réfléchi, les points communs qui peuvent exister entre ces deux sortes d’établissements résident sur leur vocation de base sur laquelle tous deux se consacrent pour que les personnes âgées y mènent une vie la plus agréable possible. Toutefois, les maisons de retraite publiques, associatives ou privées présentent une certaine différence.
En principe, les établissements publics sont régis par un accord tripartite (entre la maison, le Conseil Général de Département et un représentant de l’Etat) qui les oblige à accepter les conditions d’existence fixées par le Conseil Général (coût d’hébergement, niveau de confort exigé…) et à assurer ainsi les meilleurs soins pour les personnes âgées. En outre, l’Etat accorde à leurs pensionnaires diverses allocations sociales afin qu’ils puissent éventuellement rémunérer les frais d’hébergement de la maison (APL, APA…). Actuellement, 60% des maisons de retraite sont publiques.
Les maisons de retraite du secteur public sont commanditées et financées par des Centres d’Action Sociale, des Assistances Publiques ou des établissements hospitaliers. Par conséquent, elles sont obligatoirement médicalisées, cela signifie qu’elles doivent s’équiper d’un système médical avec un personnel compétent et une infrastructure matérielle adéquate pour accueillir et soigner des personnes âgées atteintes d’une trouble passagère ou permanente.
Parmi les maisons de retraite médicalisées, on peut nommer les EHPAD publics ou Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes : ils signent une convention d’au moins 5 ans avec les autorités compétentes sur tout ce qui a rapport avec les assurances maladies. Le coût d’hébergement est fonction du degré d’autonomie de la personne âgée concernée : plus elles sont dépendantes, plus le prix est élevé.
Par ailleurs, les USLD (Unités de Soins de Longue Durée), nouvelle dénomination des hospices, sont réservées aux modestes vieillards qui sont complètement dépendantes et qui ont besoin de quelqu’un auprès d’eux en permanence pour les aider. En théorie, le paiement des différents frais est partiellement ou complètement effectué par l’Aide Sociale, mais parfois, les frais d’hébergement et les repas ne sont pas remboursés.
Parmi les établissements privés, il y en a qui sont associatifs et à but non lucratif mais, il y en a ceux qui exercent pour faire du profit comme tout autre établissement commercial. Le plus souvent, ils appartiennent aux mutuelles privées, aux investisseurs privés ou à certains groupes ou associations qui font des œuvres de bienfaisance. En général, les prix sont fixés librement par les propriétaires avec néanmoins un plafond à ne pas dépasser. Dans la majorité des cas, les frais d’hébergement dans ces maisons privées sont plus élevés que ceux des maisons publiques. De plus, contrairement aux établissements publics, les pensionnaires des maisons de retraite du secteur privé n’ont droit à aucune aide sociale venant de l’Etat, ils doivent assurer eux-mêmes le paiement de tous les frais sauf si, éventuellement, ils obtiennent un accord de la part de la DDASS qui complète alors dans ce cas les frais qui leur manquent.
:: La maison de retraite médicalisée :: Maisons de retraite ou Aide à domicile